• Le cycliste

    Yannick, 27 ans, Toulousain d'adoption.  

                                                              

    Un tour du monde à vélo, voila une idée qui fait son chemin, et qui finira peut être par aboutir. Pour l’instant aucun projet de la sorte n’est à l’ordre des prochains jours, mais les routes que je semble emprunter sur l’hôtel de l’expérimentation sont loin de révéler leurs secrets.

     

    Le vélo fait partie de mon quotidien, je me déplace avec, il me détend, j’en ai fait mon sport et il est le théâtre de mes évolutions.

    Mon père est cycliste, cela ne s’invente pas. Aussi loin que je me souvienne, je le vois grimper sur sa bicyclette et c’est inlassablement qu’il en fait de même aujourd’hui. Malgré tout, jamais jusqu'à présent cette approche jusqu’au-boutiste ne m’avait interpellé. Enfant, seule la curiosité du nombre de kilomètres inscrits sur son compteur attirait mon attention. J’allais systématiquement me rendre compte, et tout en triturant les boutons, la stupéfaction que m’évoquait la vision d’un nombre toujours voisin de la centaine me laissait perplexe. Quand la perception de mon environnement  se basait principalement sur des trajets reliant la maison à l’école, il me semblait bien étrange de s’affranchir d’une distance qui correspondait à un départ en vacances.

    Pourtant, ce mystère n’aura pas suffit, et c’est des années plus tard qu’un défit sportif m’incitera à m’initier au cyclisme. Réalisant par la suite les possibilités d’évasions multiples que cet outil permettait, c’est naturellement que le voyage est venu s’associer au vélo.

    Angouléme-Berlin, 1900km, Avril 2009

    La fibre voyageuse, je suis né avec, il suffisait juste de la révéler, et mes parents m’auront encore bien aidé sur ce point. C’est à leur côté que j’effectue mes premiers pas hors de nos frontières, et c’est assurément sur leur modèle de voyageur que mes envies d’aventures ont mûries. Avec eux je découvre, mais c’est sans eux, lors d’un mois d’errance en Europe, avec pour principal domicile le train que l’avènement du voyage s’est pleinement accompli. Le choc des cultures, des langues, le nombre de pays traversés m’ont fait prendre conscience de la richesse de nos sociétés. C’est aussi par ce biais que j’entamais le long processus d’une quête identitaire.

    Fort de plusieurs expériences à l’étranger, et d’un premier voyage à vélo entre Angoulême et Berlin, j’aborde ce voyage comme un défit me permettant d’allier ces deux passions qui me poussent toujours plus loin sur les routes de la connaissance.

     

     


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